Un prévisionnel financier, ce n'est pas un tableau. C'est cinq.

Et chacun répond à une question différente. Un dossier qui n'en présente qu'un — souvent le compte de résultat, le plus flatteur — laisse quatre questions sans réponse, et le banquier les posera quand même.

Tableau 1

Le plan de financement initial

« De quoi avez-vous besoin, et qui le paie ? »

Les besoins du démarrage face aux ressources qui les couvrent. Il doit s'équilibrer au centime.

🚨 L'oubli du besoin en fonds de roulement. On finance les murs et le matériel, on oublie qu'il faut aussi payer le stock et attendre les clients. L'entreprise ouvre, et manque de trésorerie au troisième mois alors que son compte de résultat annonce un bénéfice. C'est l'erreur la plus fréquente des plans de financement français.

Tableau 2

Le compte de résultat sur trois exercices

« L'activité est-elle rentable ? »

Présenté en soldes intermédiaires de gestion : marge, valeur ajoutée, excédent brut d'exploitation, résultat. C'est dans cet ordre que l'analyse bancaire française est conduite.

Un compte de résultat à l'américaine, avec un « EBITDA » et un « résultat net » sans les soldes intermédiaires, oblige l'analyste à tout retraiter. Un banquier qui doit retraiter se méfie.

Tableau 3

Le plan de trésorerie mensuel

« Passez-vous le creux du démarrage ? »

Douze mois, en toutes taxes comprises, avec la TVA collectée, la TVA déductible et les reversements. C'est le tableau que le banquier examine le plus longuement.

🚨 Un plan de trésorerie hors taxes. Il ne décrit pas votre trésorerie : vous encaissez une TVA qui ne vous appartient pas et que vous reverserez le mois suivant, et vous récupérez celle de vos investissements. Sur un projet à 110 000 € d'équipement, le crédit de TVA du démarrage dépasse 20 000 € — de la trésorerie bien réelle, que beaucoup de prévisionnels oublient.

Tableau 4

Le bilan prévisionnel

« La structure financière tient-elle ? »

Capitaux propres, endettement, fonds de roulement, besoin en fonds de roulement. L'analyste en tire l'autonomie financière — capitaux propres sur total du bilan — et tique en dessous de 20 %.

Un bilan qui ne s'équilibre pas au centime. C'est la première chose qu'un analyste repère, et elle disqualifie tout le reste du document.

Tableau 5

Le seuil de rentabilité

« À partir de quand gagnez-vous de l'argent ? »

Le chiffre d'affaires qui couvre les charges de structure, et le mois où vous l'atteignez. Avec la marge de sécurité : de combien votre chiffre d'affaires peut baisser avant de repasser dessous.

Le calculer sans y mettre votre propre rémunération. Un seuil de rentabilité qui suppose un dirigeant non payé n'est pas un seuil de rentabilité.

Le classeur doit contenir des formules, pas des valeurs

Un expert-comptable ouvre le fichier et change une hypothèse pour voir bouger le reste. Un classeur de valeurs collées lui dit que personne n'a modélisé quoi que ce soit — et qu'en rendez-vous, vous ne saurez répondre à aucune question du type « et si le chiffre d'affaires baisse de 15 % ? ». Notre prévisionnel se télécharge avec ses formules vivantes.

Les cinq tableaux, calculés pour votre projet.

L'aperçu vous donne gratuitement la couverture, la trésorerie mois par mois et l'apport, avant tout paiement. Vous verrez si votre dossier tient — et sinon, quel levier bouger.

Voir mon aperçu gratuit

Puis 199 € pour le dossier complet.